Bonjour Monsieur Dourixo, vous vous êtes spécialisée dans la photographie de personnes et de portraits. Vous travaillez notamment pour le magazine Vogue depuis quelques années. Nous souhaitons en apprendre davantage sur vous à travers quelques questions.

Comment est née cette spécialisation et pourquoi êtes-vous devenu photographe ?

Thomas Dourixo : En fait, je suis devenue photographe d’une manière détournée. À l’origine, j’ai fait des études en psychologie, mais je travaillais déjà comme photographe auprès de mes amis et connaissances parallèlement à mes études, car c’était mon passe-temps. Après avoir obtenu mon diplôme, je me suis rendu compte que, même si j’avais toujours un grand intérêt pour les gens, j’étais encore plus intéressé par la photographie, et j’ai donc commencé à étudier l’art. J’ai donc pu combiner les deux, l’art et les gens.

Quelle formation photographique avez-vous suivie et depuis quand êtes-vous photographe indépendant ? A quelle vitesse les premières contrats sont-ils arrivés ?

Thomas Dourixo : J’ai appris le métier en apprenant sur le tas et en étudiant moi-même la littérature technique, mais aussi, bien sûr, dans le cadre de mes études, notamment en ce qui concerne Photoshop et les techniques d’éclairage. Comme j’étais déjà bien établi dans mon grand cercle d’amis, il n’a pas fallu longtemps pour décrocher mes premiers contrats.

Vous considérez-vous réellement comme un artiste et la photographie comme une vocation ou s’agit-il simplement d’un travail normal ?

Thomas Dourixo : Oui, je me considère davantage comme une artiste et la photographie comme une vocation. Néanmoins, il s’agit bien sûr aussi d’un travail ! Chaque emploi est spécial à sa manière. Ce qui convient à une personne ne convient pas du tout à une autre. Une fois, j’ai eu une jolie jeune femme qui avait besoin de photos pour son book. Elle était complètement différente sur les premières photos que ce qu’elle était vraiment. Nous avons travaillé sur ce tournage principalement pour qu’elle ressemble à ce qu’elle est vraiment. Dans d’autres shootings, il s’agit plutôt de créer quelque chose de rêveur, de surréaliste, de sexy, de glamour ou de raconter une histoire. C’est très varié ! Mais toutes les prises de vue ont une chose en commun : je n’ai pas terminé tant que je ne suis pas satisfait du résultat.

Selon vous, comment devient-on un photographe à succès et comment se maintient-on le plus longtemps possible ?

Thomas Dourixo : Je ne pense pas qu’il existe une recette universelle. À mon avis, une grande partie du travail est l’authenticité de sa propre personne, tant dans le contact avec les clients/modèles que dans le style de ses propres photos. Être en paix avec soi-même et avec son travail et s’amuser tout simplement en faisant ce que l’on fait.

Qu’est-ce que les modèles peuvent attendre de vous lorsque vous les avez sélectionnés ?

Thomas Dourixo : Mes modèles doivent d’abord se sentir à l’aise avec moi et ne pas avoir l’impression d’être à la merci d’une personne étrangère dans une situation désagréable/étrange (ce qu’être photographié est en fait pour beaucoup). Dans la plupart des cas, nous y parvenons ! Mes photos ont leur propre style, c’est pourquoi j’insiste toujours pour que les modèles consultent d’abord mon Instagram avant de réserver : https://www.instagram.com/thomas.dourixo/ Ceux qui aiment ce style peuvent s’attendre à ce que le résultat soit exactement le même. Ceux qui ne l’aiment pas sont probablement entre de meilleures mains chez un autre photographe. En fin de compte, la satisfaction du modèle est la chose la plus importante pour moi !

Quelle voie conseillez-vous aux jeunes qui veulent devenir photographes aujourd’hui ?

Thomas Dourixo : Je pense qu’un chemin différent a du sens pour chacun, selon que vous apprenez mieux par l’auto-apprentissage ou que vous avez besoin d’un professeur pour cela. Ce qui aide certainement, c’est une expérience générale dans le domaine dans lequel vous voulez travailler. En tant que photographe de portraits et de personnes, il est certainement utile d’avoir une certaine connaissance de la nature humaine. En tant que photographe d’architecture, une certaine connaissance de l’architecture apporte de nombreux avantages. Je pense qu’il est assez difficile d’entrer dans la profession en tant que jeune diplômé après l’université.

Qu’est-ce qui fait qu’une photo est une bonne photo pour vous ?

Thomas Dourixo : Une photo doit déclencher une réaction chez moi. Je dois avoir envie de la regarder plus longtemps qu’un simple coup d’œil et elle doit dégager quelque chose.